A voir de loin on a l'impression que tout se passe à merveille en Mauritanie, dans la vie de tous les jours. Mais la spécificité qui caractérise la Mauritanie c'est d'être le seul pays au monde qui ne détient pas une administration foncière ou une politique de l'habitat réelle. Imaginez le nombre de situations foncières, anormales que connaît un pays d'une superficie d'un million et demie de m2. Une grande anarchie urbaine, des squattes saisonniers, des ministres de l'habitat incompétents et corrompus qui se succèdent à travers un pays désertique qui fait cinq fois le Sénégal et près de trois fois la France. Ce qui se passe c'est un statu quo initié par un ministre ignorant du secteur qui n'est pas sa spécificité et qui se croit tout permis, après avoir eu la certitude et la "Moubaraka" du président actuel O. Ghazouany. La fallacieuse réforme de l'habitat que ce ministre entreprend, bloque toute régularisation foncière depuis près d'une année, même la plus basic, comme l'hypothèque et l'enregistrement des titres, le transfère de tout ce qui a rapport au foncier, les domaines et même l'urbanisme.
La face visuelle est une tentative de réforme, alors que la réalité c'est une refonte de tout le foncier pour plaire et rendre service au président et ses proches... Le refus ou retard de nommer un directeur du foncier part d'une dispute entre le ministre et le premier ministre tous deux haratine, sur le profil de ce directeur d'une part, d'autre part quelques généraux actifs ou à la retraite se disputent avec des chefs de tribu la nomination de l'un des leurs, puisque le foncier touche tout le pays et de lui dépend presque la vie urbaine et rurale.
Encadré par un chef de l'État qui surveille tout, outre l'encerclement que font les commercants des terrains valeureux, à un ministre grand de taille mais faible de caractère. SSid'Ahmed est très decevant avec la communauté pour laquelle il a été nommé, préférant l'immobilisme ou une lenteur fallacieuse dans cette situation, pour plaire à son mentor que d'avancer en libérant des centaines voir milliers d'intenses. A suivre... La Rédaction...